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15/03/2018 - 17/03/2018

Le thème de la Biennale Nature et Paysage 2018 s’articule autour de quatre principaux sujets qui permettent d’aborder la problématique de l’eau en intégrant les dimensions historiques, paysagères, environnementales et architecturales.

L’eau incarne un enjeu global : quelle tombe à l’excès ou qu’elle manque cruellement, elle constitue le point de départ de toute forme de vie, de tout projet. Sa captation, sa filtration, son stockage, son contrôle et sa gestion sont des enjeux majeurs qui orientent les politiques publiques et organisent les territoires. Cette ressource vitale n’alimente pas uniquement nos réseaux, elle est fondamentale à notre imaginaire, nos croyances et nos pratiques artistiques. Longtemps contrôlée, excessivement contrainte, elle a montré sa puissance et fait maintenant l’objet d’un traitement plus clément, devenant un atout du projet d’aménagement.

 

click Programme

Jeudi 15 Mars 2018 

- 14h00 – 17h30

LE VOYAGE SUR LA LOIRE, LES DYNAMIQUES FLUVIALES, avec Jean-Pierre Berton, professeur émérite à l’IMACOF, ingénierie des milieux aquatiques et des corridors fluviaux et les Animateurs de l’Observatoire Loire.
Loire, Cher, Loir… les grands réseaux hydrographiques façonnent les paysages. Au niveau planétaire, la moitié des cours d’eau s’assèchent une partie de l’année et la répercussion sur les milieux est encore peu connue.

ATELIERS DE PLESSAGE ET INITIATION AU TRESSAGE, avec la Maison botanique de Boursay.
La vannerie, les fascines, le plessage, la « route vivante »… constituent des techniques anciennes d’utilisation du végétal permettant d’aménager les zones humides, les berges, les cours d’eau sans accentuer le phénomène d’anthropisation. Les ateliers permettront de s’initier au plessage sur les bords de Loire et de mieux comprendre le fonctionnement des techniques de maintien des berges.

- 18h30 – 20h00

CONFERENCE INSA – ECOLE DU PAYSAGE GEOPOLITIQUE DE L’EAU : LA VILLE ET L’EAU, 10 SIECLES DE RELATIONS MOUVANTES, Avec André Guillerme, professeur émérite en Histoire des techniques au CNAM.
Vénérée, canalisée, exploitée, rejetée, convoitée : l’eau entretient avec la ville et ses habitants des relations passionnelles. Est-ce que la ville durable de l’avenir saura la réintégrer en son sein ? L’histoire montre que l’eau est par définition politique ; elle le restera encore longtemps.

 

Vendredi 16 mars 2018

- 9h30 – 10h

USER SANS ABUSER , par Bernard Barraqué, directeur de recherche CNRS au CIRED.
Le caractère renouvelable de l’eau détermine l’attitude des usagers à son égard : comment en user sans en abuser, interférer dans le cycle de l’eau sans trop le déstabiliser ? En France, ce droit d’user sans abuser est coordonné au niveau du bassin hydrographique, dont les cours d’eau relient l’ensemble des activités de ce territoire.

- 10h - 11h30 – Table ronde : gérer la ressource
Modérateur : Jacques Launay, responsable du service de l’eau au CD 41

La DREAL Centre Val-de-Loire : L’ eau, patrimoine commun, ressource vitale ne peut être gérée qu’à long terme. La politique de l’eau vise à satisfaire les besoins des populations, à arbitrer les conflits d’usage et à maintenir une ressource suffisante en quantité et qualité. L’intervention de la DREAL permettra de présenter les démarches et les différentes structures engagées dans la gestion de la ressource.
L’ Agence de l’eau Loire-Bretagne : La présence de l’eau dans les milieux constitue un facteur important de régulation climatique. Zones humides, présence d’eau dans les tissus végétaux (réseau hydrique), fonctionnement des réseaux TVB… la connaissance des données est essentielle pour anticiper, prévoir et comprendre le fonctionnement des réseaux hydrographiques. Parallèlement à la gestion de la ressource et à la protection des milieux se mettent en œuvre les PPRI qui imposent de repenser les aménagements en intégrant les aléas, en sensibilisant les habitants et en adaptant les méthodes constructives.
L’Etablissement public loire : Comment assurer une gestion du lit majeur de la Loire permettant de maintenir une mosaïque de paysages alternant prairies, bocages, boisements… dès lors que les usages et pratiques liés aux terres inondables comme l’agropastoralisme ont disparu ? Quelle gouvernance mettre en place, quels moyens déployer et pour quel paysage ?
Syndicat de la Cisse : Le Syndicat Mixte du Bassin de la Cisse et de ses Affluents (SMB Cisse) anime et coordonne l’ensemble des actions entreprises en faveur de la protection et de la restauration des milieux aquatiques du Bassin de la Cisse. Au travers des missions qui lui sont déléguées par les 48 communes adhérentes et dans le cadre du partenariat avec l’Agence de l’Eau Loire Bretagne et la région Centre Val de Loire, le SMB Cisse a pour objectif la mise en œuvre d’une gestion durable des rivières et des ressources en eau.

- 11h30 – 12h30

Atelier – débat : Les topiques – Intervention d’Isabelle Daëron et du CAUE 41
Restitution des ateliers réalisés par les élèves du collège de Bracieux, encadrés par la designeuse Isabelle Daëron et le CAUE de Loir-et-Cher. Présentation de la démarche et ouverture vers les installations et créations du dispositif «TOPIQUES».

- 14h – 14h30

UNE HISTOIRE DES RISQUES, LA MEMOIRE DE L’EAU par Emmanuel Garnier, directeur de recherche au CNRS
A mesure que le territoire se développe s’effacent les traces de l’eau. Les échelles de crues, les vestiges techniques des outils de gestion des canaux (écluses, pelles, biefs…) font plus partie de l’archéologie du paysage que de son actualité. La mémoire de l’eau disparaît peu à peu. Elle est pourtant essentielle pour anticiper les conséquences de phénomènes climatiques intenses.

- 14h30 – 16h

Table ronde : gérer le risque
Modérateur : Stéphane BAUDU – Conseiller départemental du Loir-et-Cher & 1er Vice-président d’Agglopolys

AMENAGER LE TERRITOIRE – LE SCOT DU BLAISOIS, entre gestion du risque et protection de la ressource, par Stéphane Baudu
Les réflexions qui ont mené à la conception d’un outil de planification territorial de type Scot ont identifié 4 axes principaux sur lesquels se fonde le PADD. L’Axe 4, qui traite des enjeux environnementaux, identifie un double objectif lié à l’eau, la protection des populations situées dans des zones à risque et l’économie et la gestion durable de la ressource. Comment concilier les deux approches dans les futurs projets d’aménagement ?

ORGANISER LA VILLE – LE QUARTIER MATRA, par Jeanny Lorgeoux, Sénateur, Maire de Romorantin Lanthenay
A Romorantin, l’architecte Eric Daniel-Lacombe et le paysagiste Bernard Lassus ont réalisé une vaste opération d’aménagement d’un quartier (le quartier Matra) situé en zone inondable. Lors de la crue de juin 2016, la montée des eaux de la Sauldre, qui a inondée largement le centre ville, n’a pas endommagé le quartier. Quel bilan depuis 2016 et comment envisager la ville à l’aune du risque d’inondation ?

INFORMER ET PREVENIR par Olivier Dosne, Maire de Joinville-le-Pont
Au 1er janvier 2018, la compétence en matière de gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations (GEMAPI) sera de la responsabilité des intercommunalités. Penser un territoire en réseau et l’interaction entre les aménagements et les bassins d’expansion devient essentiel pour anticiper les conséquences des crues sur les populations. Cette compétence, qui sera exclusive et obligatoire, se substituera aux actions préexistantes des collectivités territoriales et de leurs groupements, actions qui étaient jusqu’alors facultatives et non uniformément présentes sur les territoires exposés au risque d’inondation ou de submersion marine. Quelles conséquences, quel accompagnement, quels moyens pour quelles actions ?

- 16h00 – 17h00

Les villes inondables, Conférence de Jean-Jacques Terrin, architecte, urbaniste, professeur émérite et chercheur associé.
Les villes européennes, souvent installées le long des fleuves ou sur des rivages maritimes ; s’inquiètent de leur vulnérabilité aux inondations, un risque accru par les dérèglements climatiques, la pression démographique et la compétitivité urbaine. Entre prise en compte du risque et attractivité, de nouvelles stratégies innovantes voient le jour.

- 17h00 – 18h30

ENSEIGNER L’EAU DANS LE PROJET DE PAYSAGE
Modération : Bruno Ricard et Thierry Maytraud, INSA ENSNP
Après une présentation de l’enseignement des thématiques de l’eau en écoles de paysage, plusieurs actions en cours feront l’objet d’échanges et de débats : Bilan des ateliers de l’école du Paysage de Blois, avec la participation de l’atelier de l’OURS, le DSA de l’ENSA de Marne la Vallée, le PUCA et intervenants.

- 19h30 – 21h

L’EAU SAUVAGE Conférence : Laurent Charbonnier (à confirmer)
Spécialiste reconnu du film animalier, Laurent Charbonnier a obtenu de nombreux prix dans différents festivals nationaux et internationaux. Il exerce ce métier depuis plus de 30 ans. Producteur, réalisateur ou chef opérateur, il a réalisé plus d’une soixantaine de documentaires animaliers et participé également aux prises de vues pour des longs métrages tels que: Les enfants du marais de Jean Becker, L’enfant des neiges , Le dernier trapeur, Loup et Belle et Sébastien de Nicolas Vanier, Le peuple migrateur, Océan de Jacques Perrin… Il a reçu de nombreuses récompenses ainsi qu’une nomination aux Césars pour son film Les animaux amoureux. A 20 ans, avec une caméra louée puis achetée Laurent se met à tourner : sans moyens, ni producteur, ni diffuseur … Il réalise son premier film « La plaine aux busards « que Marlyse de la Grange lui achète pour son émission Les animaux du Monde en 1981.

 

Samedi 17 mars 2018 

- 10h – 12h

TABLE RONDE «AMENAGER LE TERRITOIRE DE L’EAU»

L’Aménagement des berges de La Saône à Lyon par l’agence BASE
Les paysagistes de l’agence BASE ont travaillé à l’aménagement d’une portion de 1.8 km de berges à la sortie de la ville de Lyon. Estacades, pontons, places en gradins, les différents aménagements proposent une nouvelle relation au fleuve. Le parcours est inondable en période hivernale pour devenir un « chemin nature » qui accompagne le lit de la Saône.

L’Aménagement du centre ville de Ban Saint-Martin (Moselle) par l’agence BABYLONE
L’agence Babylone regroupe des spécialistes de l’urbanisme, du paysage et de l’environnement. Sa sensibilité sur les questions d’environnement et d’écologie lui a permis de développer le concept de « Nature active » et de proposer des solutions d’aménagement pour des projets situés en zones inondables.

Le parc écologique de Saint Jacques de la Lande par l’Atelier Bruel Delmar – Anne-Sylvie Bruel
Niché dans le vallon du Blosne, face au nouveau quartier de la Morinais, ce territoire de 40 hectares devient le parc écologique de St. Jacques grâce à la richesse de ses milieux humides et la mémoire des pratiques agricoles. L’eau y est une ressource, elle écrit les tracés du parc et affirme sa présence à toutes les échelles. Ainsi le creusement d’un bassin le long de la grande haie de chênes, la création d’une roselière assurant la phytoépuration des eaux de ruissellement, et tout le vocabulaire des petits ouvrages de seuils, gués, déversoirs et avaloirs donnent à voir et à comprendre cette écriture topographique et écologique.

Habiter avec la mer par le CAUE de Vendée
Sous ce titre apaisé se laisse deviner une problématique qui se situe au coeur des grands défis que doit relever la Vendée. Une part de son littoral un tant soit peu exposée mérite que les droits d’habiter et de construire soient réenvisagés dans un réel souci de préserver la sécurité des personnes et la pérennité des biens. À ces enjeux se rajoutent ceux de la préservation de l’identité architecturale et plus généralement du patrimoine paysager. La Ville de Noirmoutier est à tous ces égards particulièrement concernée et le CAUE de la Vendée ne pouvait que répondre favorablement et avec enthousiasme à sa proposition de participer à l’élaboration et à la promotion d’un concours d’idée sur ce thème “Habiter avec la mer”. Les candidats issus des écoles d’architectures mais aussi du monde professionnel ont cherché des réponses innovantes et souvent en ont trouvé de fort pertinentes.

- 14h00 – 14h30

Gestion desrisques et modèles urbains
17 millions de personnes vivent en zone inondable en France, dont la très grande majorité en milieu urbain dépendant des réseaux. Les dommages liés à l’eau sont évalués en dizaines de milliards d’euro, sans pour autant que les villes se préparent. L’architecture de l’eau a fait l’objet de nombreuses propositions intéressantes (grand prix d’aménagement de 2015, Laboratoire ligérien « Habiter l’eau »…) qui mettent en valeur l’eau en lui redonnant une place assumée au sein des aménagements. Elle coule à ciel ouvert et, intégrant pleinement l’aménagement, induit une nouvelle relation à l’architecture.

- 14h30 – 16h

Table ronde «L’eau qui dessine la ville»
Modération : Elke Mittman, directrice de la Maison de l’architecture du Centre Val-de-Loire

Jacqueline Osty : l’eau sous la ville
Jacqueline Osty a aménagé de nombreux espaces publics intégrant la présence de l’eau. De l’aménagement du boulevard Richard Lenoir à Paris au parc de l’écoquartier de Bonne à Grenoble en passant par le parc Saint-Pierre à Amiens, l’eau est présente sous une multitude de formes.

Sandrine Vaucelle : eau et projet urbain
Placer l’eau comme élément central d’un projet urbain, pour magnifier un lieu ou redonner plus de place à la nature en ville, est un processus ancien, qui connait un regain d’intérêt avec la fabrique de la ville durable.

L’eau dans le projet urbain – Saint-Ouen, ZAC des Docks Christian Piel – URBAN WATER
Le secteur des Docks de Saint-Ouen constitue l’un des projets majeurs de la première couronne parisienne. Ancienne zone industrielle, il entame une mutation d’ampleur pour devenir un quartier à dominante résidentielle, incluant une part d’activité tertiaire, du commerce, et s’organisant autour d’un parc urbain, à créer, faisant lien avec la Seine.

 

Biennale Art et Nature 2018
15 mars – 17 mars 2018
Blois
Plus d’informations sur : www.nature-et-paysage.eu




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