25/01/2016 - 05/03/2016

©Tacita Dean, Nicolas Floc’h. Photographie : Marc Domage / Fondation d’entreprise Ricard

 

Fertile Lands appelle des terrains propices, au contact desquels l’art d’aujourd’hui trouverait les moyens de se régénérer. Les œuvres de l’exposition à la Fondation d’entreprise Ricard convoquent les forces brutes de la nature. 

Qu’ils aient fait le choix ou non de l’atelier, tous les artistes de l’exposition Fertile Lands s’inventent des territoires propres à l’expérimentation qu’exigent leurs pièces. Cette exposition se situe dans cet horizon indéterminé où tout peut advenir. Là où la pensée de l’artiste commet de brusques sursauts, replis ou mises en perspectives, avant de finalement tout renverser et réévaluer sous un angle différent. Cette exposition est le fruit d’une cristallisation d’idées, de sensations, d’expériences qui la traversent.

Parmi les artistes exposés on retrouve Nicolas Floc’h, avec qui COAL travaille régulièrement. Il parcourt depuis 2008 les différentes mers du globe à la recherche de récifs immergés. Loin de végéter, ces étonnantes structures, soumises à réglementation (concessions pour 15 ans renouvelables) s’inscrivent dans une économie bien réelle, celle du tourisme, de la pêche, de la culture coralienne… Pointe alors l’impertinente question de l’inscription de l’art dans un contexte économique, et par extension, son adhésion à l’industrie culturelle.

Une proposition de Alexandra Fau, avec Lara Almarcegui, Rosa Barba, Sophie Bonnet-Pourpet, Tacita Dean, Nicolas Floc’h, Cyprien Gaillard, Vincent Lamouroux, Seth Price, Samir Ramdani, Michael Riedel, Elodie Seguin, Pieter Van der Schaaf.

 

Exposition Fertile Lands

Du lundi 25 janvier 2016 au samedi 5 mars 2016

  • Fondation d’entreprise Ricard, 12 rue Boissy d’Anglas, 75008 PARIS
  • info(at)fondation-entreprise-ricard.com
  • 01 53 30 88 00
  • Fondation Entreprise Ricard

 

À NE PAS MANQUER : 2 MARS, 19H, CENTRE POMPIDOU, CINÉMA 2, PROJECTION RÊVE DE PIERRE 
À travers une sélection d’œuvres récentes et historiques, plusieurs générations d’artistes — Frank Heath ou Allora et Calzadilla — s’emparent de l’héritage du land art pour mener une réflexion sur la temporalité de l’œuvre, son autonomie, sa capacité à échapper au système marchand et envisager ainsi des terrains propices à leurs productions hors normes. Séance présentée par Alexandra Fau (commissaire indépendante et critique).

 




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