16/01/2021 - 16/01/2021

Si la thématique de l’éternité fut celle de la religion puis celle du rêve moderne, elle est devenue aujourd’hui inséparable de l’écologie. À l’heure de la sixième extinction de masse se pose la question de la durabilité de nos existences et de la vie sur Terre, dont les grands cycles nous semblaient autrefois éternels.

Ces questions des cycles interrompus, des pertes et des effondrements du vivant se retrouvent dans les œuvres des artistes. Au cœur de la fiction artistique foisonnent de nouveaux mondes, de nouveaux rapports hommes-machines, de nouvelles temporalités pour questionner l’éternité face à l’obsolescence des technologies et, désormais, face à celle du vivant lui-même.

Au moment où s’organisent le Congrès mondial de la nature de l’UICN, la COP15 Biodiversité, et où éclate la pandémie de Covid-19, les questions du vivant et du périssable sont plus que jamais reliées. En collaboration avec COAL, la Biennale se clôture en donnant la voix aux artistes qui repensent le lien au vivant et le dialogue inter-espèces, la question de l’effondrement du vivant mais aussi de sa résilience, afin que la question de l’éternité devienne celle du durable, du soutenable, du viable et du vivable.

Au programme de cette journée, des expériences, des rencontres, des tables rondes, des performances – la contribution et la présentation de la Revue Billebaude (Fondation François Sommer, Éditions Glénat), le spectacle G5 INTERSPECIES de Rocio Berenguer, l’oeuvre SYLVIA de Stéfane Perraud ou encore SPRING ODYSSEY d’Élise Morin -, pour questionner l’éternité du vivant et les nouveaux mondes à inventer à travers la création artistique contemporaine.

JOURNÉE DE CLÔTURE SUR LE VIVANT – COAL ET LA BIENNALE CHRONIQUES
Samedi 16 janvier 2021
La Friche La Belle de Mai, Marseille

© Rocio Berenguer, LITHOSYS


Rocio Berenguer, G5 INTERSPECIES © Quentin Chevrier

© CHRONIQUES, Biennale des Imaginaires Numériques imaginée par SECONDE NATURE | ZINC.




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