08/03/2009 - 21/06/2009

 

Du 8 mars au 21 juin 2009
Abbaye Saint-André – Centre d’art contemporain
Vernissage le samedi 7 mars à partir de 18h

Avec des œuvres de Pierre Ardouvin, Per Barclay, John Batho, Jean Bellissen, Jean-Luc Bichaud, Michel Blazy, Véronique Boudier, Yves Caro & Manoela Ferreira, Marcel Dinahet, Sophie Dubosc, Camille Goujon, Laura Henno, David Lefebvre, Pascal Lièvre, Pierre Malphettes, Olivier Masmonteil, Musée des Nuages, Bruno Pelassy, John Pfahl, Philippe Pons, Loïc Raguénès, Philippe Ramette, Dom et Jean-Paul Ruiz et Cédric Peyronnet, Gilles Saussier, Elisa Sighicelli, Muriel Toulemonde, Hans Van Den Ban.
Les rapports entre l’eau et l’art commencent sans doute avec la tentative périlleuse de Narcisse, de s’approprier le pouvoir des images et donc celui du regard, contre la volonté des dieux, en le volant à cette eau génitrice.

L’eau vive des sources, des fontaines et des rivières, celle mystérieuse des étangs et des lacs, ou celle inquiétante et fascinante de la mer, furent longtemps le prétexte ou bien la composante, à l’allure apaisée ou aux accents dramatiques, de paysages culturellement organisés ou d’illustrations d’histoires mythiques.

À cette vision presque décorative d’une eau comparse ou repoussoir, les artistes contemporains, observateurs navrés de la disparition de « l’idée de nature », privilégient sur un mode souvent amusé voire ironique, le rapport à priori pragmatique, matériel, largement utilitaire et physique, d’une eau domestique, maîtrisée, asservie. Une eau qui circule où on lui dit d’aller, dans des canalisations parfois retorses, enfermée dans des bouteilles, substituts portatifs et ridicules des sources, accumulée dans des aquariums ou des piscines : maquettes réduites de la mer, dont les installations, jouant un rôle social de miroir, flattent le narcissisme de leurs propriétaires.

Ceci n’évacuant pas les dimensions magiques que l’on retrouve dans des œuvres qui associent sur le mode des curiosités, le scientifique au poétique, mettant en scène l’absolue plasticité du liquide, ou à ses transformations étonnantes sous l’effet des transitions de phase.

Moins d’Ophélie, plus de nageurs ou de bricoleurs, qui ne font pas oublier, que sur l’autre versant de cette dimension pratique, l’eau, devenue un produit stratégique et rare, a perdu de son image conviviale, pour alimenter les inégalités et les rapports conflictuels.

Tous les jours sauf le lundi, de 14h à 18h et le matin sur rendez-vous.

Abbaye Saint-André – Centre d’art contemporain
Place du Bûcher – 19250 Meymac
T 05 55 95 23 30 – F 05 55 95 69 95
cacmeymac@free.fr
http://asso.info-limousin.com/cacmeymac/




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