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Concevoir son habitat dans un milieu donné  en ne partant de rien, en ne comptant que sur sa force physique et son ingéniosité, est le point de départ des gageures inédites que Laurent Tixador ne cesse de relever. Ses Architectures transitoires, qu’elles soient établies dans une pâture, une caserne désaffectée, un chaos granitique breton ou encore un bosquet, sont chaque fois l’occasion d’expérimenter des situations pré-technologiques, d’engager un mode de décélération et de mettre en perspective la condition de l’homme du XXIe siècle.
Une Architecture transitoire est un logement fixe, destiné à être habité durant une période restreinte puis abandonné.
Sa particularité est d’être construit avec les ressources et matériaux disponibles sur site. Les premiers jours de l’installation, l’artiste et son équipe dorment à la belle étoile, puis progressent rapidement vers un niveau d’habitabilité de plus en plus fonctionnel. Cette conjonction, si on l’accepte et que l’on sait en saisir toutes les propositions, crée à chaque fois un logement parfaitement adapté à son lieu d’accueil. Cet habitat peut ensuite évoluer grâce à la découverte de ressources supplémentaires qui n’étaient pas forcément
visibles au premier abord. Il s’agit finalement d’observer en bâtissant.
C’est donc l’environnement (naturel ou non) qui définit le style et oblige le corps et l’esprit à s’adapter à ses exigences. Laurent Tixador désire continuer ces explorations, où l’expérience et la faculté de saisir toutes les opportunités s’avèrent être les seuls bagages nécessaires. Ce processus apparait comme la métaphore d’une des constantes de l’humanité à l’échelle de la planète : les humains forgent l’environnement à leurs besoins plus qu’ils ne s’adaptent à lui.

 

Laurent Tixador, Total Symbiose 2, 2002, Dordogne




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