Москва Аэропорт купить закладку: кокаин, героин, гашиш, спайс, экстази, мефедрон, амфетамин, мдма, шишки и бошки La Banque de Reines, 2012

Le service de pollinisation rendu par les abeilles assure la «fructification» de plus de 70% de l’alimentation en fruits et légumes des humains. Ce service gratuit offert par la nature est évalué à environ 153 milliards de dollars par an.  La Banque de Reines est l’équivalent d’une banque de vie et constitue une nouvelle étape d’une démarche qui prend appui sur les expérimentations et installations réalisées dans le cadre du projet de la Banque du Miel.

L’abeille se retrouve au croisement de deux crises (économique et écologique) et est témoin d’une situation paradoxale entre ville et campagne. La ville ne s’oppose pas à la campagne. Elles sont cependant en tensions tandis que leurs destins sont intimement liés, l’avenir des villes se jouant en partie à la campagne et réciproquement. Aujourd’hui, les abeilles rurales produisent 4 à 5 fois moins de miel que dans une ville de 200 000 habitants (données collectées avec le CNRS), car la ville procure dorénavant plus de biodiversité que de nombreuses régions rurales de France et d’Europe où herbicides et pesticides sont largement répandus.


Pollinisateur urbain à La Galerie, Noisy le Sec, Septembre 2007.

Profitant du paradoxe d’une apiculture urbaine florissante, la Banque de Reines serait une «œuvre lien» qui créerait à son tour un réseau d’intérêts entre les fleurs, les abeilles, les apiculteurs, les acheteurs de miel, les sociétaires de la Banque du Miel, la société civile et les apiculteurs du pays. Cette oeuvre habitée d’abeilles au cœur de la ville, gérée par les apiculteurs, deviendrait à la fois un centre de pollinisation urbain et un centre d’élevage de reines. De ce fait, cette Banque de Reines constituerait un véritable « fond de garantie » sur le vivant.

Né en 1971, Olivier Darné vit et travaille à Saint-Denis, France.

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