La Société Française d’Ecologie (SFE) vous propose le regard n°51 de Robert Barbault et Anne Teyssèdre, respectivement Professeur d’Ecologie et médiatrice scientifique, sur les limites de la biosphère et leur prise en compte par les sociétés.

 

Extrait : 

Comme le souligne l’intitulé d’un récent colloque(1), nous vivons dans les limites de la biosphère. Mais pourquoi un colloque sur une telle évidence ? Evidence peut-être, mais à regarder l’emballement fou du monde moderne il ne semble pas qu’elle soit réellement prise en compte. D’ailleurs, dans son ouvrage « Le temps du monde fini », Geneviève Azam nous rappelle la belle formule de Paul Valéry, écrite en 1931 : « le temps du monde fini commence ». Et s’étonne qu’un tel appel n’ait pas été entendu.

Cette surdité, l’aveuglement qui l’accompagne, deviennent aujourd’hui particulièrement préoccupants : la démesure qui s’est emparé de nos sociétés modernes, dans le droit fil d’une révolution techno-industrielle expansionniste, déstabilise dangereusement la biosphère. Ou plutôt, s’attaque sans relâche à la nature – et donc à l’humain, ne nous y trompons pas. Car les sociétés reposent sur le vivant – comme leurs économies !

 

Lire le Regard N°51

Article édité par Anne Teyssèdre.

(1) Conférence donnée le 19 mars 2013 au colloque « Produire et consommer dans les limites de la biosphère » organisé par Nature Parif et l’association Humanité et Biodiversité.

 

 

 

 



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