La Société Française d’Ecologie (SFE) vous propose le regard d’Isabelle Olivieri, Professeur de Biologie évolutive à l’Université de Montpellier 2, sur la biodiversité, l’évolution et la recherche.

 

Extrait 

Les êtres vivants ont toujours vu leur habitat se transformer, par exemple du fait de changements climatiques passés (cf. par ex. les regards n°10, 39 et 40 sur cette plateforme). Les transformations d’habitats auxquelles sont actuellement soumises les espèces contemporaines sont accélérées et amplifiées par les activités humaines (cf. par ex. les regards n°4, 6, 21 et 30).

L’évolution récente des paysages se caractérise en particulier par une fragmentation croissante, une augmentation des surfaces d’habitats plus ou moins profondément transformés par l’Homme, et l’introduction de cultures et d’espèces exotiques susceptibles d’interagir directement avec les espèces sauvages locales.

Nous étions 5 millions d’êtres humains aux débuts de l’agriculture, il y a environ 10000 ans, nous sommes 7 milliards aujourd’hui (cf. le regard n°33). Une telle expansion démographique a bien sûr eu des effets sur les autres espèces animales et végétales. En raison de la nature exponentielle de la croissance démographique humaine, les effets de l’homme sur la biodiversité n’ont commencé à se faire sentir que récemment : la moitié des extinctions connues depuis 1600 sont intervenues au 20ème siècle. Au cours des cinquante prochaines années, la moitié des espèces actuelles pourrait être amenées à disparaître. Les mécanismes qui sous-tendent les cinq grandes crises d’extinctions passées sont mal connus et sujets à controverses. En revanche, comprendre les mécanismes qui gouvernent les extinctions actuelles est un des enjeux clés pour concilier activités humaines et biodiversité.

 

Lire le Regard N°42

Article édité par Anne Teyssèdre.

 



RESSOURCE:



A lire aussi :