CARCASSE
,
Clémentine Roy & Gústav Geir Bollason
Film de fiction tourné en vidéo HD en noir et blanc d´une durée de 60 min.

 

Synopsis :

CARCASSE Ossature, armature, châssis. Ensemble des parties dures de quelque chose. Caisse à chair.

Nord Est de l’Islande. Période de transition. Suite à une crise économique profonde, des outils apparaissent. Le pays est entré dans une nouvelle ère, il pourrait devenir pionnier en matière d’hippomobile et d’agriculture. De nouveaux moyens de transport et techniques agricoles modifient la société et les paysages. Nous suivons un groupe d’individus dans leur quotidien. Ils vivent de l’agriculture, de construction, d’entretien des animaux et de recyclages d’objets.

Le film questionne le rapport entre la technologie et les paysages, comment celui-ci détermine le rapport des individus à l’espace et le construit.
L’action se déroule en Islande, île peu peuplée de l’Atlantique Nord, dont l’économie repose surtout sur ses ressources naturelles.
La fiction est située dans un présent parallèle et décrit ce monde de façon aussi réaliste que possible.
Très endettés, mais prompts à s’adapter, les insulaires cherchent leur salut économique à la campagne, dans les métiers de l’agriculture, de la pêche ou de l’énergie, hier dédaignés.
Le présent se trouve transformé en un mélange d’ingrédients du passé et de propositions nouvelles. Ce qui émerge peut être envisagé comme un possible futur.

 


Carcasses de voitures en Islande

 

Intentions :

La réalité impose des changements. Comment les gens s’en arrangent ? Se concentrer sur la vraie économie et apprendre à fabriquer des choses. Réparer un systeme cassé. Aborder des transformations récentes du pays, regarder ce qui pourrait rester du présent, faire resurgir des élements du passé et inventer de nouveaux moyens. Par le biais d’une forme de type documentaire, en noir et blanc, pour étirer l’espace-temps, se focaliser sur les gestes montrés et ne pas mettre en avant l’effet carte postale inhérente à la beauté du territoire. Le film empruntera non pas le chemin d’un recit de science-fiction mais celui d’un présent parallèle. Construire non pas un récit mais un paysage par fragments. Un paysage à échelle humaine. Poser la question de comment habiter le monde. À contre courant des stéréotypes de la ruine romantique et mélancolique. Nous serons ici dans un environnement familier, quotidien. Entrer dans “la zone” et y construire quelque chose. Une société, non pas sauvage mais sans état. Les gens vivent dispersés et plutôt individuellement. Chacun fait son metier, son art, sa science dans un monde qui est devenu assez basique mais peut-être pas si simple. Ils prennent soin des choses mais assistent á la décomposition du monde, de l’histoire et pourtant, pas tout a fait amnésiques, ils excercent surtout l’art d’oublier.

Une partie du travail sera consacrée à la création d’objets: véhicules, outils agricoles, architectures; qui seront montrées dans leur élaboration et utilisation par un groupe de personnages féminin et masculin.Nous filmerons de nombreux plans sur les gestes et les mains au travail. Le film sera tourné dans le Nord et Nord-Est de l’île, territoires choisis pour leur abandon par l’ensemble de la population, pour les traces de construits qu’ils recellent et leur érosion dû au climat et à la présence animalière.

 


La  tente de berger fabriquée avec des capots de Volkswagen et de la laine de mouton

Le film sera construit autour des rythmes des hommes, des animaux et des éléments naturels. Une attention particulière sera donnée aux variations saisonnières et métérologiques, du printemps à l’hiver, qui structureront l’action des personnages. Nous souhaitons mettre en évidence les discontinuités dans la notion de temps progressiste linéaire et de permettre aux choses obsolètes d’être les talismans d’un autre présent.

L´ensemble du travail sera composé du film, des recherches et dessins, des objets élaborés avec les fermiers et de leur expérimentation sur ces territoires. Le tout donnera lieu á un film et á une installation sous plusieurs formes.

 


La ferme abandonnée de Kleif rénovée grâce aux murs de pneus

 

Avancement du projet :

Le projet est survenu suite à la crise financière que le pays subi durement en 2008.
Au début est apparu l´image d´une carcasse de voiture tirée par des chevaux et ensuite nous avons développé le monde qui lui correspond.
Ils travaillent sur le projet de film CARCASSE depuis 2011.
Depuis cette période, Clémentine Roy se rend régulièrement en Islande.
Gustav Geir Bollason qui vit prêt d´Akureyri, dispose d´un atelier dans le centre d´art Verksmiðjan.  Celui-ci nous sert de base-laboratoire pour l´ensemble de ce projet. Il nous sert de lieu de réalisation et de stockage.Nous avons commencé à réaliser un certain nombre de piéces, à récupérer des objets, à élaborer des plans de fabrication pour l´attelage et l´hippomobile. Nous avons effectué des repérages videos sur les différents lieux et sous différents climats. Nous avons déjà fait la rencontre des éleveurs et des fermiers qui nous aideront dans l´élaboration finale de l´ensemble des objets dans notre atelier et sur le tournage que ce soit dans le travail avec les animaux ou avec les outils.

Des élements du projet ont déjà été diffusé sous forme d´exposition et de publication en Islande et en France.

 

Soutenez le projet :

www.kisskissbankbank.com




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