Le paysage sous-marin recèle des architectures immergées communément nommées « récifs artificiels ». Implantés sur les côtes japonaises, étasuniennes et européennes, ces récifs accueillent, tels d’authentiques coraux, la flore et la faune qui les transforment en véritables sculptures vivantes. Destinées à l’accroissement de la biodiversité, ces structures – miroirs de nos modes de vie et de nos architectures terrestres – deviennent parfois plus performantes que le milieu naturel initial dans lequel elles sont implantées.

Ces maricultures favorisent la création d’une chaîne alimentaire complète et protégée, et accompagnent le développement d’une pêche responsable, soucieuse de sauvegarder les ressources naturelles en vue d’atténuer les effets dévastateurs de la surpêche. Depuis plus de deux ans, Nicolas Floc’h mène une recherche sur ces récifs écologiquement fonctionnels. L’artiste se propose de révéler ces structures soustraites à notre regard à l’aide d’une réflexion formelle à la croisée de l’art contemporain et de la recherche scientifique.

Le projet Structures productives, avec la collaboration de chercheurs, propose d’établir une classification des différentes typologies de récifs artificiels existant dans le monde et de la révéler sous la forme d’installations, immergées ou émergées. Après une étude du comportement et de l’adaptation des espèces de poissons et végétaux aux différents récifs, ainsi qu’un travail d’archivage, Nicolas Floc’h produira des prototypes destinés à être implantés en mer Méditerranée.

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NICOLAS FLOC’H est né en 1970 à Rennes, Nicolas Floc’h vit et travaille à Paris.

Nicolas Floc’h établit un dialogue entre des pratiques du monde de l’art et celles propres aux autres disciplines et champs d’activité. Il développe un ensemble de processus liés à des préoccupations formelles, symboliques, économiques et politiques, et s’intéresse à la valeur d’usage de ses oeuvres. Nicolas Floc’h est exposé dans des institutions en France et à l’étranger telles le MAC/VAL, le FRAC Bretagne, Matucana 100 (Santiago, Chili), le S.M.A.K. de Gand (Belgique), le musée d’Art moderne de Lima (Pérou), le MUCA de Taipei (Taiwan) ou le musée Coreana de Séoul (Corée du Sud). Dernièrement, il a participé à la biennale Mercosur à Porto Alegre (Brésil), à l’exposition « Danser sa vie » au centre Georges Pompidou, à « La fabrique des possibles » au FRAC PACA, et prépare une exposition personnelle au château d’If à Marseille.

 




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