24/05/2014 - 26/10/2014

 

Vivre(s) – Du 24 mai au 26 octobre 2014

Commissaire associé au Domaine départemental de Chamarande, COAL.

Artistes : Maria Thereza Alves, Michel Blazy, Thierry Boutonnier, Andrea Caretto et Raffaella Spagna, Cédric Carles et Marie Boussard, Damien Chivialle, Minerva Cuevas, Isabelle Daëron, Olivier Darné + Parti poétique, Élodie Doukhan et Nicolas Mussche FutureFarmers, Fernando Garçía-Dory, Newton & Helen Mayer Harrison, Pauline Horovitz, Suzanne Husky, Matthew Moore, Mika Rottenberg, Erik Sjödin, Åsa Sonjasdotter, Tchif, Rirkrit Tiravanija, Barthélémy Toguo, Katharina Unger, Safi, Les Saprophytes, Astrid Verspieren.

Pour l’exposition Vivre(s), une trentaine d’artistes français et internationaux nous invitent à découvrir les nouveaux enjeux de l’alimentation, de la culture à l’assiette.

 

Croquer le monde…

De festins en collations, d’excès en régime, de gastronomie en junk food, du cycle des courses à celui des cultures, de la recherche d’argent pour se sustenter au besoin de jeter ses déchets, l’alimentation structure la vie de quelque sept milliards d’humains. Qu’elle symbolise une table dressée pour un banquet gargantuesque ou un estomac creusé par la faim.

La part sombre de l’alimentation prend le visage de 868 millions d’individus qui ne mangent pas à leur faim, et plus du double qui est en surpoids. La production alimentaire, quoiqu’indispensable, reste le premier facteur de destruction de notre environnement, en ce qu’elle hypothèque la biodiversité, accélère le réchauffement climatique, décuple la pollution chimique et érode les sols. L’humanité consomme, au sens propre comme figuré, le monde.

L’alimentation est aussi un élément fondamental de chaque culture. La gastronomie française en est la plus belle illustration : depuis 2010, la pratique du repas des Français est inscrite au patrimoine mondial immatériel de l’Unesco.

Question culturelle avant tout, les artistes sont donc à l’avant-garde de la révolution qui mijote dans nos marmites. Vigies indispensables, ils explorent une alimentation plus ludique et conviviale, et surtout plus locale et responsable.

Artisans de cette alimentation du futur et d’une agriculture différente, défenseurs d’un manger sain en produisant mieux, les artistes proposent des solutions, avec des œuvres conçues comme des modules de production alternatifs à la chaîne de l’agroalimentaire traditionnel.

 

 

Goûter Chamarande…

Faire de Chamarande le laboratoire de ces expérimentations gustatives est logique. C’est un retour aux sources pour le Domaine qui fut, jadis, une terre nourricière, dont le potager historique est aujourd’hui le témoin.

Le Domaine de Chamarande fut un véritable village dans le village, une communauté autarcique qui se caractérisait par son autosuffisance alimentaire, même relative. Lieu de villégiature de la noblesse tout comme cité ouvrière d’Auguste Mione, le Domaine  était tout à la fois réserve de chasse, volière et lieu de pêche.

Depuis son ouverture au public sous l’égide du Conseil général de l’Essonne, le Domaine a renoué avec cette tradition, avec un parc paysagé dévolu aux pique-nique familiaux.

À la manière d’un jardin d’Épicure (re)devenu fertile, c’est avec une heureuse frugalité que le public est invité à goûter les plaisirs de la culture durable où la satiété est surtout le corollaire de la qualité.

 

Consulter le Dossier de Presse

 

Informations pratiques

VIVRE(S) - Du 24 mai au 26 octobre 2014
Au château et dans les fabriques : tous les jours, 12h-19h en mai, juin, juillet, août et septembre / 12h-18h en octobre
Dans le parc : tous les jours, 9h-19h en mai / 9h-20h en juin, juillet, août et septembre / 9h-18h en octobre

Domaine départemental de Chamarande
38, rue de Commandant Arnoux
91730 Chamarande
01 60 82 52 01
chamarande(at)essonne.fr




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