Our Living Soil est un ambitieux programme art & science qui aura lieu pendant 2 ans, pour initier une meilleure compréhension des sols par le public.

« Nous en savons plus sur le mouvement des corps célestes que sur le sol sous les pieds »
Léonard de Vinci, artiste et scientifique (1452-1519)

Our Living Soil relie deux grandes conférences internationales qui se tiennent au Scottish Event Campus à Glasgow : la COP26, le sommet des Nations Unies sur les changements climatiques qui se tiendra en 2021 et le Congrès mondial des sciences du sol, dirigé par la British Society of Soil Science (BSSS), qui aura lieu en août 2022.

En se concentrant principalement sur l’Ecosse, ce programme s’appuiera sur les activités menées lors des précédents congrès, notamment au Brésil et en Corée du Sud, et aussi dans le cadre de l’Année internationale des sols des Nations Unies (2015). Ce programme explorera un large éventail d’options, de l’exposition aux résidences d’artistes, en passant par des projections de films et des performances, ateliers, discussions, visites.

Our Living Soil souhaite impliquer les art sur cette thématique car ils considèrent que les arts touchent les gens d’une manière qui complète le travail des scientifiques et de l’enseignement conventionnel. Il est évident aujourd’hui de voir qu’un nombre croissant d’artistes s’impliquent dans les questions environnementales et dans des collaborations avec des scientifiques.

Sur cette question de la santé des sols, sujet fortement lié aux changements climatiques, aux modes de production alimentaires, à la protection de la biodiversité et à la qualité de l’eau, Our Living Soil nous montre par exemple l’intervention artistique de l’artiste écossaise Hannah Imlach dans le Flow Country, une vaste étendue de tourbière dans l’extrême nord-est de l’Ecosse. Elle était en résidence avec le projet Flows to the Future en 2017-2018, commandé par le Peatland Partnership. Pendant ce temps, elle a travaillé aux côtés des gardes du RSPB, du personnel de conservation et des scientifiques des tourbières, s’attaquant à la fois à la dévastation causée par les plantations forestières en monoculture à grande échelle dans les années 1980 et à l’importance de la tourbière en tant qu’habitat écologiquement diversifié et réservoir de carbone.

 Après sa résidence de 18 mois, Hannah Imlach a créé un ensemble d’instruments sculpturaux inspirés de la recherche et des systèmes de restauration mise en place actuellement dans les tourbières. Ses travaux font référence à des tours de flux scientifiques - regroupement de compteurs, de cadrans, de panneaux solaires, de capteurs atmosphériques – et s’accompagnent d’une sélection d’éléments de la flore des tourbières, structures microscopiques en mousse, traces d’une ancienne forêt indigène. Chacune de ces installations est activée par l’écosystème de la tourbière : remplissage d’eau de pluie, flottement dans les piscines naturelles, rotation avec les vents, mesure de la lumière du soleil. Les données sont ensuite récupérées par le scientifique Myroslava Khomik.

Our Living Soil est guidé par un panel qui comprend Willie Towers, un pédologue écossais et membre de la British Society of Soil Science depuis plus de 40 ans; Alexandra Toland d’Allemagne, dont la récente publication Field to Palette rassemble plus de 100 artistes et scientifiques de l’environnement pour discuter de l’état des sols du monde; et Clive Adams , conservateur du programme Soil Culture 2014-16.

Image à la une : ©  Our Living Soil, Le scientifique Myroslava Khomik récupère les données d’une tour de flux Flow Country

Our Living Soil
+44 (0) 1453 762103
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