La Ruche à sons est un dispositif en trois dimensions artistiques, en résonance avec les parcours des artistes : installation plastique qui scénographie un espace de jeu et d’écoute, dispositif sonore spatialisé, recherche musicale à partir de l’improvisation libre. Elle se nourrit du paysage qu’explore l’abeille, dans une approche sensible et ludique.

Tantôt mur vibrant, tantôt couloir à traverser, parfois cabane ou grotte repliée sur elle même, l’installation se déploie comme l’essaim s’adapte à l’hôte qui lui permet de bâtir les rayons de la ruche.A partir de matériaux bruts (bois, papier, galva, cire, miel), nous réinterprétons la ruche en séries de modules plastiques qui structurent l’espace. Des enregistrements du monde apicole (sons du rucher, paroles d’apiculteurs et d’éthologues) nourrissent ces modules via des systèmes de diffusion sonore. Les changements d’échelle, les détournements de sens interpellent le spectateur et l’invitent à une exploration poétique au cœur de la Ruche à sons.

Les artistes activent ces dispositifs et fabriquent un environnement sonore et musical. Instruments acoustiques (clarinettes, trompette, banjo) dialoguent avec les collectages sonores. Des objets sonores sont activés, les sons jaillissent des alvéoles. Un bourdonnement nait de tous ces fragments de sons et envahit l’espace à la manière d’un essaim d’abeilles. Une forme hybride entre musique contemporaine, pièce radiophonique et théâtre d’objets.La Ruche à sons possède aussi sa vie propre, un demi sommeil qui plonge le spectateur dans un état contemplatif où alternent pièces sonores minimalistes et matériaux documentaires.

Entre installation contextuelle, pratique musicale et jeux d’écoute, la Ruche à sons invente une danse vibrante pour les oreilles.

La Ruche à sons place l’abeille et le monde apicole au coeur d’un projet artistique. Ouvrière au service du paysage, allégorie de l’organisation sociale et sentinelle menacée de l’environnement, l’abeille cristallise toutes les questions d’avenir que se pose l’homme du XXIème siècle.
Ce projet questionne ces préoccupations environnementales et sociétales par des pratiques artistiques contemporaines. L’abeille est témoin et messagère d’un espace, d’un paysage, d’un territoire. Elle devient ici un miroir au travail de l’artiste, lui même veilleur d’une époque, d’une société et de ses choix.
FORMESSelon les contextes explorés, la disponibilité des lieux occupés et les modes de représentation qui sont proposés au public, « La Ruche à Sons » peut prendre des formes variées. Principalement, elle se décline en installation sonore et en concert.

LE CONCERT

Trois musiciens font corps avec la structure qui devient une chrysalide à l’intérieur de laquelle naît et se développe une musique créée pour et sur l’instant. Tour à tour en situation d’improvisateurs, d’interprètes ou de chefs d’orchestre, ils contrôlent tous les comportements de la Ruche. Les éléments sonores et plastiques mis en présence se conjuguent jusqu’à constituer un ensemble vivant, organique et complexe, intégrant les musiciens qui s’effacent peu à peu derrière cette structure hybride.

INSTALLATION SONORE

Le dispositif fonctionne de manière autonome. Même si le contenu est construit comme des scénarios dont la temporalité est fixée, certains éléments / objets demeurent interactifs, puisqu’ils sont manipulables par le public et ont une incidence directe sur les modes de projection sonore.
Nous avons pris l’habitude de parler de la Ruche « en sommeil » pour désigner l’installation, pour l’associer à la Ruche « active » lors des temps de concerts. Bien sûr cette nuance est subtile, et il nous semblerait tout à fait intéressant d’explorer des zones intermédiaires dans lesquels la version « installation » vient être perturbé ou orienté par des interventions des musiciens.

RÉSIDENCE

C’est l’articulation la plus complète, qui rassemble les approches du concert et de l’installation mais pour laquelle les artistes sont présents tout au long du processus. Au delà de leur propre rôle au sein de la Ruche, ils vont arpenter le territoire d’accueil, tisser des liens tout autour, pour collecter ce qui deviendra presque instantanément un nouveau matériau pour nourrir l’objet artistique. Lieu de réflexion active, la Ruche à Sons vient ainsi, le temps de son implantation, dans un territoire donner une lecture sensible et engagée du paysage qui l’entoure.

JEUNE PUBLIC

Il est tout naturel de penser décliner ce projet dans une forme à laquelle un public plus jeune puisse être sensible, tant le point de départ (la Ruche et le monde apicole) est universel et les angles d’approche sont multiples. L’abeille possède un pouvoir évocateur et poétique évident, et véhicule un imaginaire puissant et hétéroclite, même chez les plus jeunes. Cela constitue donc un accès direct pour appréhender cet objet artistique et pour rendre intelligible notre propos.

Nous privilégions la conversation et l’interaction plutôt qu’un aspect plus spectacle ou spectaculaire, de manière à ce que les enfants soient dans une démarche active et inventive.

Comment pourrait s’organiser la rencontre :
(à adapter en fonction de l’âge et nombre de participants)
- un court moment (15mn) de musique telle que nous la pratiquons en concert.
- un moment d’échange et de discussions pour orienter la rencontre en fonction du ressenti de chacun.
- un temps de pratique pendant lequel les enfants prennent possession des outils de la Ruche.

Les axes de travail
- sensibilisation à des questions environnementales et sociétales par le biais d’une démarche créative.
- culture de l’écoute et découverte du sonore.
- en pratique : lutherie musicale, conduction et interprétation.

larucheasons.blogspot.fr/p/linstallation.html


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