Paul Ardenne, 2004, Ed. Flammarion

Dès les débuts du XXe siècle, de nombreux artistes délaissent le territoire de l’idéalisme, rejettent en bloc les formes traditionnelles de représentation et désertent les lieux institutionnels pour s’immerger dans l’ordre des choses concrètes. La réalité devient une préoccupation première, avec, pour conséquence, une refonte du  » monde de l’art « , de la galerie au musée, du marché au concept d’art lui-même. Emergent alors des pratiques et des formes artistiques inédites : art d’intervention et art engagé de caractère activiste, art investissant l’espace urbain ou le paysage, esthétiques participatives ou actives dans les champs de l’économie, des médias, ou du spectacle. L’artiste devient un acteur social impliqué, souvent perturbateur. Quant à l’œuvre d’art, elle adopte un tour résolument neuf, problématique, plus que jamais en relation avec le monde tel qu’il va. Elle en appelle à la mise en valeur de la réalité brute, au  » contexte  » justement. L’art devient contextuel. C’est de cette inflexion, caractéristique de l’art moderne puis contemporain, que nous entretient l’auteur en livrant la première synthèse sur le sujet. Il privilégie les exemples concrets mais aussi les questions que ces pratiques ne manquent pas de soulever.

254 p.

L’auteur : Paul Ardenne est maître de conférences en histoire de l’art et esthétique à l’université d’Amiens. Collaborateur régulier des revues Art press, L’Œil et Archistorm, commissaire d’expositions, il a notamment publié Art, l’âge contemporain (Editions du Regard, 1997), L’Art dans son moment politique (La Lettre volée, 2000), L’Image Corps (Editions du Regard, 2001) et Portraiturés (avec Elisabeth Nora, Editions du Regard, 2003).

 






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